Demandes électorales 2026 de la SDC Vieux-Québec
Le 5 octobre, les électrices et les électeurs du Québec se rendront aux urnes. La SDC Vieux-Québec profite de la campagne électorale provinciale pour porter à l’attention des partis et des candidats les priorités essentielles à l’avenir du cœur historique de la capitale.
Mise en contexte
Le Vieux-Québec est un quartier d’importance nationale, sur les plans institutionnel, touristique, culturel, patrimonial et économique. Or, avec le départ de fonctionnaires du quartier — notamment sur la place D’Youville et à l’Hôtel-Dieu —, il voit s’éroder sa base résidente et ses commerces de proximité. Quelle est la vision d’avenir des partis pour le quartier historique? La SDC Vieux-Québec souhaite qu’ils se positionnent avec une proposition ambitieuse, qui assurera la pérennité du Vieux-Québec à la fois comme milieu commercial et résidentiel, et qui insufflera un nouveau dynamisme pour les prochaines décennies.
Les commerçants du Vieux-Québec apprécient grandement l’apport du tourisme, mais celui-ci ne peut pas être l’unique source du dynamisme commercial. Très présent dans le quartier, le gouvernement du Québec doit contribuer à y créer de nouvelles fonctions, afin d’assurer un dynamisme durable, à l’année et inclusif des acteurs du milieu.
Nos demandes
La SDC Vieux-Québec interpelle les partis et les candidats sur les six priorités suivantes. Si elles s’adressent d’abord aux candidates et aux candidats de la circonscription de Taschereau, qui couvre le Vieux-Québec, ces demandes concernent aussi l’ensemble des partis et des candidats de la région de Québec.
1. Diversifier les fonctions du quartier, au-delà du résidentiel et du touristique
Avec le départ de fonctionnaires et la libération de bâtiments publics — dont l’important ensemble de l’Hôtel-Dieu-de-Québec —, le Vieux-Québec risque de se réduire à une simple zone résidentielle et touristique. Pour demeurer un quartier central et dynamique, il doit conserver et développer des fonctions diversifiées, qui amènent de nouveaux usagers tout au long de l’année.
Le gouvernement, qui possède plusieurs de ces édifices vacants, sous-utilisés ou appelés à être délaissés, détient un levier déterminant pour y parvenir.
- Exiger que le gouvernement trouve une nouvelle fonction aux édifices publics vacants, sous-utilisés ou appelés à être délaissés — dont l’Hôtel-Dieu-de-Québec —, afin que de nouveaux usagers contribuent au dynamisme du quartier.
- Entamer rapidement, avec les acteurs du milieu — dont les commerçants —, une réflexion approfondie sur ces nouvelles vocations, en privilégiant des fonctions qui dépassent le résidentiel et le touristique.
- Envisager de transférer ou de vendre ces édifices à d’autres acteurs publics, parapublics ou privés porteurs de projets ambitieux pour le quartier, mais à qui les espaces font défaut.
Notre suggestion : faire de l’Hôtel-Dieu-de-Québec un lieu d’enseignement post-secondaire, qui amènerait étudiants, personnel et activité dans le quartier tout au long de l’année.
2. Moderniser les stationnements du Vieux-Québec
Plusieurs stationnements du Vieux-Québec appartiennent au gouvernement provincial ou sont gérés par celui-ci, notamment par l’entremise de la Société parc auto du Québec (SPAQ). Ce sont des outils de développement essentiels pour les commerçants et l’industrie touristique, mais leurs infrastructures sont dans un état critique et nécessitent des investissements urgents et importants.
- Investir les sommes nécessaires à leur mise à niveau structurelle.
- Les moderniser sur le plan technologique, afin que les usagers connaissent en temps réel l’occupation des stationnements et puissent réserver un espace à distance.
- Mettre en place une tarification adaptative afin d’optimiser l’utilisation des espaces, notamment en période creuse.
Ces améliorations permettraient d’éviter des déplacements automobiles inutiles et sources de frustration pour les visiteurs, les clients, les travailleurs et les résidents.
3. Réaménager la Place D’Youville et la rue Saint-Jean
La Place D’Youville est d’importance nationale : cœur d’une forte activité culturelle, touristique et institutionnelle, elle est aussi la porte d’entrée du Vieux-Québec. Or son aménagement, qui date de 1985, ne répond plus aux ambitions d’aujourd’hui.
- Redévelopper la Place D’Youville pour en faire une véritable place des spectacles, animée à l’année, en concevant des espaces permanents et opérables en toutes saisons, capables d’accueillir les plus grands événements, déploiements culturels et activités gastronomiques.
- Intégrer la rue Saint-Jean intra-muros au projet de réfection, sur les plans conceptuel et architectural, afin de permettre une meilleure piétonnisation et une meilleure animation (rue piétonne 151 jours par année).
4. Améliorer la mobilité et corriger les accès du tramway
Le Vieux-Québec est difficilement accessible, alors que des millions de personnes y convergent chaque année — touristes, résidents, festivaliers et travailleurs. Le tramway de Québec a le potentiel d’en faciliter l’accès, mais ses points d’accès sont mal conçus pour le quartier.
- Prévoir une sortie de la station D’Youville vers la place D’Youville, par voie souterraine, pouvant se connecter au 900 D’Youville et à d’autres points d’intérêt de la place.
- Prévoir une sortie de la station de la Colline parlementaire vers l’est, afin de faciliter l’accès au Grand Théâtre et aux bureaux gouvernementaux.
- Investir dans un nouveau lien mécanique entre la basse-ville et la haute-ville, afin d’améliorer l’accessibilité entre les deux paliers du quartier.
5. Répondre à l’itinérance et à la crise de santé mentale
Depuis quelques années, l’itinérance est en forte croissance à Québec. Habituellement très sécuritaire, le Vieux-Québec voit néanmoins les incidents s’y multiplier — vols, vandalisme, agressions.
- Présenter un plan pour redresser la situation dans la région de Québec, tant sur le plan de l’itinérance que de la crise de santé mentale.
- Poser des gestes qui contribuent à renforcer le sentiment de sécurité, notamment en améliorant l’éclairage des rues et des places ainsi que la propreté de l’espace public.
6. Soutenir l’industrie touristique par une immigration adaptée aux territoires
Le tourisme est un produit d’exportation à l’abri des tarifs douaniers — un atout précieux dans le contexte économique actuel. Très performante et en forte croissance, l’industrie touristique du Vieux-Québec a besoin d’un afflux de travailleurs étrangers temporaires, en grande partie sur une base saisonnière, pour soutenir son développement.
Or l’immigration temporaire est aujourd’hui planifiée sur une base sectorielle, et non en fonction des besoins des territoires. Cette approche ne tient pas compte de réalités locales comme celle du Vieux-Québec, où l’activité touristique est fortement concentrée et saisonnière.
Établir les politiques d’immigration temporaire sur une base géographique, qui tienne compte des besoins propres à chaque milieu et permette au Vieux-Québec de poursuivre son développement touristique.
La SDC Vieux-Québec est un organisme non partisan. Elle n’appuie aucune formation politique et adressera ces mêmes demandes au prochain gouvernement, quel qu’il soit.
À propos de la SDC Vieux-Québec
La Société de développement commercial (SDC) du Vieux-Québec regroupe 240 entreprises réparties sur 14 artères commerciales, du Vieux-Québec intra-muros à la place D’Youville. Plus grande SDC de la Ville de Québec, elle fait rayonner le quartier et ses commerces, défend leurs intérêts auprès des instances municipales et gouvernementales, et anime le district historique tout au long de l’année.
Pour des questions
Xavier Bernier-Prévost
Directeur général, SDC Vieux-Québec
direction@sdcvieuxquebec.com
418 906-8307